Soirée consacrée aux Rieslings allemands.
- Tous ces Rieslings titrent entre 7 et 9 % volume d'alcool. Le soutien aromatique dû justement à l'alcool est donc différent ou plus faible que dans les vins habituels. La qualité du terroir et de la récolte sont donc primordiales.
- Une certaine habitude est requise pour commencer à apprécier ce genre de vin dont l'acidité très élevée doit absolument équilibrer la douceur.
- Le Riesling est considéré par certains amateurs comme le plus fin des cépages. L'Allemagne recèle en effet des trésors de pureté et la maxime « un cépage donne sa quintessence lorsqu'il est à la limite de son aire de production » semble bien prendre ici toute sa valeur. Cette finesse ne saurait donc s'accommoder d'un élevage sous bois.
- L'amateur de Riesling y recherche toujours la touche aromatique typique qui s'exprime sur ce que l'on appelle généralement le « pétrole » ou « hydrocarbure ». En définitive, il s'agit d'une minéralité spécifique que l'on retrouve sur de nombreux terroirs de la Moselle, du Rheingau, du Rheinpfalz ou de la Nahe... Mais cette minéralité est plus ou moins fine ou rustique. L'amateur de caractère cherchera un « pétrole » marqué. L'amateur de finesse y cherchera moins le pétrole, mais plutôt une minéralité raffinée et un « acidulé » d'une délicatesse angélique.
- Concernant les catégories des vins allemands : kabinett, spätlese, auslese, beerenauslese, trockenbeerenauslese ; il s'agit d'une catégorisation des crus selon leur teneur en sucre à la récolte. Il serait absolument faux de la réduire à une échelle montante en qualité. Auquel cas, il serait naïvement admis que les vins les plus doux sont automatiquement les meilleurs.
Soirée organisée et commentée par Dominique Fornage.
Renseignements sur le site www.ecole-nobilis.ch sous la rubrique Programme des manifestations.
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