En 1861, Richard Wagner est à Paris pour monter Tannhaüser. Dans Ma vie, le compositeur se souvient :
« De tous côtés, affluaient les amis des années passées pour assister à la « gloire » de la première représentation tant attendue ». L’un d’eux, Paul Chandon lui offre même une caisse de son meilleur champagne pour le boire au succès de son opéra. Mais l’œuvre fait fiasco auprès du public parisien. Tannhaüser est retiré de l’affiche après trois représentations. Dans cette atmosphère, Wagner a trouvé le réconfort dans le champagne de son ami Chandon : « Croyez-moi, lui écrit-il, ce vin magnifique que vous m’avez envoyé s’est révélé le seul moyen de me rendre goût à la vie et je ne peux que vanter l’effet qu’il a eu sur moi et sur les personnes qui m’entouraient à un moment où il y avait tant de choses que je voulais oublier ».
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