Derrière le sable blanc... le sucre!
Aussi convoité que l’or, aussi recherché que les épices indiennes, le sucre a marqué l’histoire et l’identité de l’île Maurice. Il a dessiné sur sa route un sillon profond qui se confond avec celui des hommes qui l'ont façonnée. Il y a de cela plus de trois siècles.

Côté pile, il y a ce décor de carte postale connu de tous : celui d’établissements haut de gamme, à l’élégance discrète, posés à côté de criques de sable blanc baignées par les eaux tantôt turquoise, tantôt émeraude, de l'Océan indien. Ou encore celui de pans de forêts et de cascades frissonnantes qui s'écoulent de pics dont l'origine volcanique ne fait aucun doute et qui résonnent comme une invitation au voyage façon Baudelaire revisitée par Stevenson.
Côté face, plus difficiles à entrevoir, il y a ces cheminées solitaires perdues au milieu des champs de cannes à sucre. Vestiges d'usines abandonnées au cours des siècles, elles sont les témoins de l'histoire de la nation mauricienne, de ses visages métissés comme de ses coutumes aux couleurs gorgées de soleil. Elles rappellent qu'avant de faire du tourisme sa principale source de revenu, ce petit paradis terrestre a d'abord vécu de l'industrie du sucre et, qu'aujourd'hui encore, son destin lui est intimement lié.
Découvrez la suite de cet article dans notre magazine 294 - Mars-Avril 2010





