André Paul, dans son bel appartement lausannois qu’il occupe depuis près de soixante ans, m’a raconté la Tribune de Lausanne, le rendez-vous dominical avec les lecteurs impatients pendant quarante ans ; les offres du New York Times ; celles du Canard Enchaîné ; ces possibilités d’aller voir ailleurs, mais le choix final, toujours, de rester ici, sur terres vaudoises. Pour le bonheur des gens d’ici. Il a 91 ans, il aime la vie. Le bon vin. Les bons repas : « J’ai toujours eu un appétit modeste mais j’aime que ce soit bon. Je suis un mangeur de viande, agneau et bœuf. Ah, un bon gigot d’agneau ! ». Et les vins ? Je piquais, encore très jeune, des bouteilles de bon vin dans la cave de mon père. Du bordeaux. Il y a autour du vin toute une culture, une façon de vivre, c’est ce que j’aime aussi… Quand j’y pense, je me rappelle qu’à la maison il y avait du vin et qu’en famille on riait beaucoup. Mon père me flanquait des tannées, mais on riait. L’humour, ça vient peut-être de là ».

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