Bravo.
Même si le résultat de ces éliminatoires – 7e place – ne correspond pas aux attentes du clan helvétique, l’important est que Giovannini soit qualifié pour la finale de janvier prochain à Lyon.
Alors… rebravo.
Mais encore… Pas grand-chose en vérité… si ce n’est ce sentiment assez fort d’assister au dévoiement de la cuisine, à une sorte de dérive qui privilégie l’argent au détriment du talent. Car enfin passer des mois à mettre au point deux plats. Etre en mesure d’abandonner son travail pour se consacrer uniquement à la préparation du Bocuse d’Or, nécessite d’importants moyens financiers. Donc, de gros sponsors. Qui ont leurs exigences. Il suffisait de voir les concurrents (et le jury !) revêtus de toques et de blouses largement publicitaires pour s’en rendre compte. Transformer des cuisiniers en homme-sandwich, fallait le faire !
Et puis il y a cette « cuisine de concours », pas vraiment représentative de ce qui se fait dans la pratique parce que trop sophistiquée pour ne pas dire maniérée. La forme prime le fond. La présentation vaut presque autant que la dégustation. Bienvenue donc à la « cuisine bling-bling », celle justement qui ne correspond pas à grand-chose. En tout cas pas à une attente du public.
C’est un peu la même chose que si l’on demandait aux équipes de football de jouer leur match… sans ballon… en se contentant de juger les rencontres sur la beauté des joueurs, l’élégance de leurs gestes et la qualité de leur organisation sur le terrain. Un beau ballet, parfaitement réglé mais… une simagrée de football. Ou plus simplement un magnifique auto-goal !















